L’axe « Risques et Régulations émotionnelles et sociales » se donne pour objectif d’étudier les processus adaptatifs liés à l’influence de contextes physiques et/ou sociaux pouvant s’avérer problématiques, et ceci en ciblant les processus de régulations émotionnelles et sociales, les souffrances psychiques liées aux difficultés de régulation. Deux angles d’approche seront mobilisés, en référence :

  1. à des facteurs de risque qui relèvent de l’environnement sanitaire, fonctionnel ou écologique.
  2. à des facteurs de risque qui relèvent de l’environnement social.

Risques collectifs et sécurité :

Il s’agira ici d’étudier les situations à risques et les modalités d’adaptation psychologique développées par les individus et les groupes qui sont confrontés à différents facteurs de risque qu’ils soient sanitaires,environnementaux ou systémiques et leurs conséquences en termes de bien-être psychologique. Nous privilégierons trois angles d’approche complémentaires :

  • étudier les liens entre évaluation/représentation sociale du risque/croyances sociales associées au risque et comportements en s’interrogeant sur la gestion des risques, les pratiques de prévention et l’amélioration de la sécurité ;
  • étudier les processus adaptatifs mis en jeu pour faire face au risque (régulation des émotions ; régulation médiatisée par un rapport particulier à la religion, à la spiritualité, ou encore par la mise en œuvre de comportements plus ou moins bien adaptés dans le champ de la santé, de l’environnement et de la sécurité routière) ;
  • identifier les conséquences de cette exposition à plus ou moins long terme relativement au bien-être psychologique et à la qualité de vie.

Les recherches seront menées auprès de populations à risque (jeunes conducteurs ou usagers vulnérables pour le risque routier ; populations exposées à un risque de santé, sanitaire ou environnemental) ou en population générale.

Risques et contextes sociaux :

Cette seconde entrée conserve les mêmes référentiels théoriques que sus-cités et permet l’ouverture à des contextes sociaux tels que la nation, l’organisation ou le quartier. Ces contextes sociaux constituent des espaces potentiellement générateurs d’inégalité sociale, de stigmatisation, de conflit, de harcèlement, de violence... par la nature des interactions sociales et intergroupes qui s’y seront développées. Certains contextes sociaux favoriseront ainsi les processus de régulations émotionnelles et sociales, quand d’autres génèreront mal-être et problèmes en termes de santé mentale. Il s’agira donc d’étudier les processus de régulation émotionnelle et cognitive générés par la confrontation à un contexte social potentiellement problématique. Les travaux seront menés selon trois angles d’approche :

  • étudier les processus à l’œuvre dans la genèse de ces situations sociales à risque (rôle des déterminants individuels, sociaux, organisationnels, rôle des représentations et croyances sociales ; processus médiateurs, modérateurs,...) ;
  • étudier les conséquences de cette confrontation à un contexte social à risque en termes de santé psychologique (anxiété, stress professionnel, troubles du comportement alimentaire, dépressions et burn-out, trouble de stress post-traumatique...) ;
  • étudier les stratégies de faire face mise en œuvre par les individus confrontés à ces contextes fragilisants.

Les recherches seront menées auprès de populations spécifiques (groupes minoritaires ou stigmatisés ; contextes organisationnels ; groupes exposés à des évènements traumatiques) ou en population générale.
Les méthodologies utilisées dans l’axe 2 seront essentiellement quantitatives : expérimentation, questionnaires, mesures physiologiques, échelles.