L’axe « Régulations Cognitives et Comportementales » (RCC) se donne pour objectif d’étudier la régulation des connaissances au travers des différents registres d’expression des aptitudes psychologiques dans une perspective vie entière (de l’enfant à la personne âgée), inter- et transculturelle, en tenant compte de quelques dimensions susceptibles de rendre compte des variations dans ces mécanismes [de type vulnérabilités biologiques (métaboliques, génétiques, neurophysiologiques, etc.) ou spécificités individuelles (traits de personnalité par exemple)]. Puisque connaissances, usages partagés, expériences et capacités de problématisation constituent des outils potentiels pour la régulation cognitive et comportementale, deux lignes de réflexion seront mobilisées qui examineront les mécanismes à l’œuvre aussi bien chez le sujet sain (régulation/dérégulation) que chez des patients (dysrégulation) :

Connaissances et action :

L’objectif ici est de réfléchir à la manière dont sont gérées et utilisées les connaissances dans différents registres cognitifs. Compte tenu des compétences acquises au laboratoire, ces questions pourront être examinées pour ce qui relève de l’exercice de la mémoire épisodique révélé au travers des principaux paradigmes d’étude des faux souvenirs (Corson& Verrier, 2013 ; Gallo, 2006 ; Loftus, 2005), de l’utilisation des objets dans le cadre du modèle de raisonnement technique développé dans le laboratoire (Le Gall, 1998 ; Osuriak et al., 2013) ou de certaines compétences exécutives (résolution des problèmes, prise de risques, planification) dans le prolongement des travaux déjà réalisés (Aubin et al., 1994 ; Besnard et al., 2011, 2014, in press ; Allain, 2013 ; Roy et al., 2015).

Connaissances et cognition sociale :

L’objectif ici est de réfléchir à la manière dont sont gérées les connaissances dans différents registres de la cognition sociale. Les compétences acquises au laboratoire permettraient d’interroger le traitement des émotions, la régulation émotionnelle et la théorie de l’esprit et plus encore la question des interactions sociales dans le cadre de collaborations à développer entre neuropsychologie et psychologie sociale. Les cadres conceptuels sur lesquels nous nous appuierons pour développer ces travaux sont ceux proposés par Abu-Akel et Shamay-Tsoory (2011), Keysers et Gazzola, (2007), ou encore Wood et Grafman (2005).
Les méthodologies convoquées dans l’axe 1 seront essentiellement quantitatives : épreuves expérimentales, batteries d’évaluation, questionnaires, localisation et volumétrie lésionnelle, mesures de l’activité cérébrale.