• Projet COMPQUAHD : COMPétences des auxiliaires de vie pour une meilleure QUAlité de vie des adultes atteints de la maladie de Huntington vivant à Domicile (2019-2021)

LPPL partenaire - Responsable scientifique : Abdel Boudoukha, UN
Autres partenaires : Association Huntington France, Fondation Maladies Rares (BRAIN-TEAM), APF France Handicap Pays de Loire, CEFRAS (Centre de Formation et de Recherche à la relation d’Aide et de Soins)
Financement : Groupama Loire Bretagne
Porteur du projet : Pr Christophe Verny, Centre de référence des maladies neurogénétiques, Filière BRAIN-TEAM, CHU d’Angers

En matière de maladies rares, les recherches et le développement de la thérapeutique ne vont pas sans une interface avec le secteur médico-social, notamment pour ajuster les modalités d’accompagnement des personnes limitées dans leur vie à domicile. Or les auxiliaires de vie méconnaissent les maladies rares neurodégénératives, en particulier, la maladie de Huntington, et, en conséquence, ne répondent que partiellement au soutien attendu par les patients à domicile et par leur(s) aidant(s). Cette étude se décline en deux grands axes : 1) Évaluer les besoins et désirs d’accompagnement dans la vie quotidienne à domicile des patients « Huntington » et de leurs aidants familiaux, 2) Identifier les compétences spécifiques mises en œuvre par les auxiliaires de vie dans le contexte de la maladie de Huntington. L’objectif in fine est de permettre d’améliorer la qualité de vie des adultes atteints de la maladie de Huntington vivant à Domicile grâce à une meilleure connaissance des différents types de compétences que les auxiliaires de vie ont à mettre en œuvre dans ce contexte spécifique.

  • Prises de décision et risques routiers : Recherche sur la personnalité et les caractéristiques régionales

Thèse en convention CIFRE avec l’Association Prévention Routière (Paris - 2017-2020 – soutenance prévue en 2021) - Anita Bec-Gerion - Directrice : Sandrine Gaymard, UA

La prévention routière est un enjeu majeur du XXIème siècle. Malgré une baisse considérable du taux d’accidents depuis les années 1970, en 2016, on observait encore 3477 personnes tuées sur les routes. Cependant, il y a des disparités en France. En effet, certains départements sont beaucoup plus touchés que d’autres (ONISR, 2011), et ce malgré le nombre important de campagnes de prévention nationale. Ce projet vise donc à approfondir la connaissance de ces disparités départementales ou régionales au travers de l’étude des processus décisionnels de prise de risque et de l’étude de la personnalité. Une meilleure connaissance de ces aspects pourrait être, par exemple, bénéfique dans la mise en place des campagnes de prévention locales (Vaa et al., 2004). Si peu de recherches abordent ces aspects en France, on trouve à l’étranger des études qui s’intéressent à « l’approche géographique de la personnalité » (Allik & McCrae, 2004 ; Campbell, 1968 ; Oishi et al., 2015). On note également la présence d’études sur les associations entre personnalités et accidents (Tao et al., 2017 ; Ulleberg & Rundmo, 2003 ; Vavrik, 1997) ainsi que sur la thématique « géographie et accident » (Abdalla et al., 1997 ; Edwards et al., 2006 ; Hosking et al., 2013). L’objectif de ce projet est donc de clarifier les interactions entre ces différents domaines. Pour cela, nous allons nous appuyer sur l’étude de la personnalité à partir du modèle des Big Five (Costa & McCrae, 1992), et sur la théorie du Locus of Control (Rotter, 1966) et ses prolongements (Özkan & Lajunen, 2005). Pour approfondir l’approche de la prise de risque, nous allons nous baser sur la théorie de la conditionnalité qui permet d’identifier des « prises de risques calculées » (Gaymard, 2014) et l’évaluation de la prise de risque en général, au travers de la théorie des jeux et de l’utilité espérée (Kahneman & Tversky, 1979; Savage, 1954; Von Neumann & Morgenstern, 1953).

  • Radicalisation et risques : au cœur de la pensée et des pratiques du travail social

Thèse en convention CIFRE avec l’Association Maison des Adolescents du Gard (MDA30) - (2017-2020 – soutenance en 2020) - Boris Goujon - Directrice de la thèse : Sandrine Gaymard, UA (80%) - Co-encadrement : Emmanuel Jovelin (Université de Lorraine) (20%)

Cette thèse porte sur le travail social et la radicalisation, un problème sensible dans l’actualité politique. Nous nous intéressons à la façon dont les travailleurs sociaux s’approprient ce phénomène et l’intègrent à leur profession et à leurs pratiques. Ce sujet de thèse qui s’inscrit à la confluence de plusieurs approches théoriques : Les représentations sociales et le champ du risque (Gaymard, 2012 ; Joffe, 2003) ; La théorie de la conditionnalité (Gaymard, 2009, 2014) ; Les travaux dans le champ des normes sociales de jugement (Jellison & Green, 1981), se donne pour objectif de comprendre les rapports qu’entretiennent les travailleurs sociaux avec l’objet « radicalisation » de par leurs expériences et pratiques professionnelles. Ce rapport à l’objet apparaît complexe à cause de leurs missions et postures entre l’intervention sociale et l’intervention sécuritaire (Verba, 2015). Questionner la représentation d’un tel objet permettra donc d’apporter un éclairage sur les opinions, les& croyances, les valeurs, l’idéologie& que ces professionnels portent sur la radicalisation, et les conséquences que cela entraîne sur différents plans : pratiques éducatives, évaluation du risque, prévention, mais aussi sur l’identité professionnelle, les rapports aux pouvoirs publics, etc.

  • MANagement et Innovation Sociale : Modélisation des Déterminants individuels et organisationnels de la QUAlité de Vie au travail et de la PERFormance

Thèse en contrat CIFRE avec la société Airbus Industries (2017-2020 – soutenance en 2020) - Alison Caillé - Directrice de thèse : Christine Jeoffrion, UN

L’évolution du monde du travail et la coexistence au sein des organisations de salariés de générations et de cultures différentes a conduit les dirigeants& d’entreprises à interroger les modes d’organisation et de& management afin de maintenir leur structure non seulement viable mais plus performante qu’elle ne l’était. Le site nazairien d’AIRBUS Opérations SAS a mis en place, depuis plus d’un an, une grande innovation sociale au sein de l’une de ses entités, en partant du constat qu’il fallait « faire confiance aux salariés». Entreprise libérée ou responsabilisante, une structure-pilote y fonctionne depuis septembre 2015 comme une « mini- usine» au sein de laquelle les salariés sont responsabilisés, c’est-à-dire qu’on leur offre une grande marge de manœuvre relative à l’organisation de leur travail. Ce projet a pour objectif d’analyser les leviers et les résistances liés à la mise en place de cette nouvelle organisation de travail au sein d’une entité d’AIRBUS Opérations SAS afin de mesurer les possibilités de généralisation à l’ensemble du site nazairien, voire sur d’autres sites d’AIRBUS. Il aboutira à une modélisation des déterminants individuels et organisationnels de la qualité de vie au travail et de la performance.
Mots-clé : management, leadership, innovation sociale, entreprise libérée, qualité de vie, organisation, performance, travail, intergénérationnel, représentation sociale, changement organisationnel, santé au travail, régulation émotionnelle, stratégies de coping.

  • Tina et Toni

LPPL partenaire - Responsable scientifique : Emeline Chauchard, UN
Financement et porteur : Addiction Suisse

Tina et Toni est un programme orienté sur le développement des compétences psychosociales des enfants de 4 à 6 ans. L’objectif à long terme est la prévention des conduites addictives. Notre recherche vise à évaluer la faisabilité du programme puis son efficacité.
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