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  • Le 20 novembre 2020
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  • Début : 14h00 en visioconférence

SOUTENANCE D'HABILITATION A DIRIGER LES RECHERCHES EN PSYCHOLOGIE

CONCERNANT :

Monsieur Oscar NAVARRO CARRASCAL

 

SPECIALITE : PSYCHOLOGIE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE

Composition du jury :

Madame Marie-Line FELONNEAU,Professeure, Université de Bordeaux, EA 4139 - Laboratoire de Psychologie
Madame Ghozlane FLEURY-BAHI, Professeure, Université de Nantes, EA 4638 - LPPL
Monsieur Enric POL, Professeur, Université de Barcelone (Espagne), Research group in social, environmental and organizational psychology
Monsieur Thierry RAMADIER, Directeur de recherche, Université de Strasbourg, UMR 7363 - SAGE
Monsieur Patrick RATEAU, Professeur, Université de Nïmes, EA 7352 - CHROME
Madame Karine WEISS, Professeure, Université de Nîmes, EA 7352 - CHROME


Résumé :

La psychologie environnementale est une discipline scientifique qui conçoit l’expérience humaine comme étant tributaire de l’endroit où elle a lieu. Les enjeux environnementaux et écologiques actuels, placent au centre des préoccupations le rôle du comportement humain dans la dégradation des écosystèmes et de l’équilibre planétaire, d’une part, ainsi que les effets de ces changements et déséquilibres sur le bien-être des sociétés humaines, d’autre part. Dans ce contexte, la psychologie environnementale a toute sa place mais a surtout l’obligation d’apporter des propositions quant aux adaptations nécessaires pour répondre à ces problématiques. Depuis que je me suis intéressé dans ma thèse aux conflits d’usage de l’eau, selon une approche des représentations sociales, les préoccupations autour des enjeux environnementaux et plus particulièrement des risques environnementaux, ont suscité un intérêt majeur dans mon travail. Dans un premier temps, il est nécessaire de comprendre comment les gens évaluent, pensent et vivent ces phénomènes, car il s’avère que certains risques ne font pas forcément consensus, tout comme leur gestion. L’évaluation et les connaissances des risques dépendent d’un certains nombres de facteurs à la fois individuels, sociaux et environnementaux. Ces connaissances vont ensuite expliquer des choix, des comportements de la part des individus concernés, leur permettant de s’y adapter. L’adaptation devient ainsi un objet central dans mes travaux. Tout d’abord, s’adapter pour se protéger, individuel et/ou collectivement, des risques environnementaux que l’on nous annonce en augmentation, constitue une grande partie de mes réalisations. Un modèle expliquant le rôle des facteurs favorisant la mise en place des stratégies d’évitement ainsi que des stratégies du maintien de la vigilance, a été proposé, mettant en lumière le rôle de différentes variables individuelles et contextuelles dans leur détermination. Le rôle de l’intention ou de la motivation a été testé également, dans l’intérêt de comprendre les déterminants de la mise en place des comportements de protection, ce qui permet de comprendre des réactions parfois sources de conflits et d’incompréhensions entre catégories d’acteurs. L’adaptation est également considérée lorsque nous interrogeons les changements nécessaires à mettre en œuvre pour atténuer le changement climatique, des changements sur nos modes de consommation, de production et de déplacements. La psychologie environnementale a, depuis longtemps, étudié les déterminants des préoccupations environnementales et les comportements écologiques. Plus récemment, les liens avec la nature, la biodiversité et le vivant, constituent un axe majeur de nos travaux, dans l’objectif de contribuer à la compréhension des mécanismes psychologiques sous-jacents à la promotion des comportements éco-responsables, mais plus largement au développement d’un sentiment de bien-être, au-delà de sa seule composante hédoniste. Ces travaux et réflexions s’inscrivent dans un mouvement disciplinaire et citoyen permettant de répondre aux enjeux historiques autour de l’environnement.