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  • Le 31 mars 2022
    En ligne
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  • 12h00 à 13h00

Cinquante effluves d’éthanol : cognition sociale des médias de divertissement sur consommation d’alcool


Dans ce séminaire, je présenterai mes travaux sur un des antécédents de formation des attitudes à l'égard de l'alcool, à savoir l'influence des médias, ainsi que sur l'efficacité des outils de remédiation cognitive vis-à-vis de l'alcool. Si la co-occurrence entre la surexposition aux médias et la consommation d'alcool est bien documentée, les questions de la relation causale entre ces deux facteurs, ainsi que les processus cognitifs par lesquels l'exposition incidente à des stimuli liés à l'alcool affecte la consommation d'alcool restent en suspens. Nous avons donc testé dans quatre études (n étude1 = 87, n étude 2 = 90, n étude 3 = 147, n étude 4 = 150) si l'exposition incidente à l'alcool dans les films et les séries télévisées entraîne (i) un changement des attitudes implicites envers l'alcool et (ii) si ce changement dépend de processus plutôt contrôlés ou automatiques. Nous avons constaté que la représentation de l'alcool influençait considérablement les attitudes implicites à l'égard de l'alcool et des associations d'auto-alcoolisme et que ces changements reposent sur des processus contrôlés et dépendants des ressources plutôt que sur des processus purement associatifs et automatiques. Nous avons également constaté que la description des conséquences, positives ou négatives, d'un stimulus conduit à la formation de croyances propositionnelles à son égard. Le simple fait de faire coïncider un stimulus dans un contexte valencé n'a pas eu d'effet sur les mesures implicites. Une méta-régression en multiniveau a été effectuée et a fourni des données cumulatives à l'appui de nos hypothèses. Dans l'ensemble, il semble que le changement d'attitude ne se produise pas par une simple exposition accidentelle à un contenu médiatique, mais que le téléspectateur doit être en mesure de faire des inférences relatives aux liens entre les stimuli (e.g., un produit et un contexte évaluatif) pour qu'un changement de comportement se produise.