Le projet EPLA - LAV - Enquête sur les Pratiques et les Logiques d’Action en matière de Lutte Anti-Vectorielle a été retenu pour financement par l’Agence nationale de sécurité alimentaire, de l’environnement et du travail dans le cadre du Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail 2017 (PNREST)

EPLA-LAV est porté par le LPPL sous la responsabilité scientifique de Ghozlane Fleury-Bahi. Le projet implique 4 autres partenaires : le Centre François Viète (Université de Nantes), l’Observatoire Régional de la Santé des Pays de la Loire, l’UMR ESPACE et l’UMR MIVEGEC (CNRS/Université de Montpellier).

L’objectif est de recueillir des informations concernant les croyances, logiques d'actions et pratiques de différentes populations (population générale et professionnels de santé) de la façade atlantique afin de les transformer en connaissances scientifiquement avérées et politiquement utiles à la prévention des risques entrainés par l'arrivée et l'implantation d'Ædes albopictus, vecteur potentiel de maladies virales (dengue, chikungunya).
Pour ce faire, deux études seront menées auprès de professionnels de santé, ainsi que deux études auprès d’échantillons issus de la population générale. Pour chacune des deux populations, une étude qualitative (entretiens, monographies, retour d’expérience, observation de terrain) et une enquête quantitative (questionnaires) seront menées. Les données seront recueillies au long de la façade atlantique de la France métropolitaine (Loire Atlantique, Charente-Maritime et Vendée), ce choix étant défini par la dynamique spatiale d'Aèdes albopictus, le rythme de son installation, les différentes techniques ou pratiques utiles à la LAV déjà mises en place, ainsi que le rôle et l'enrôlement des populations concernées.
Ce projet interdisciplinaire associe des psychologues sociaux, anthropologues, sociologues, entomologiste et médecins épidémiologistes.